Je ne suis pas folle vous savez

Tu sais quoi, j’ai réécrit cet article je ne sais combien de fois. J’ai ajouté 2000 mots, puis 1400 encore, pour tout retirer. Et rajouter. Et réécrire encore une fois. Supprimer et tout recommencer. Ma bête noire quoi. Je suis archi nulle à l’écrit et ça part tout le temps dans n’importe quel sens. Trop compliqué bordel, je suis mieux dans mes calculs et mes graphiques au quotidien j’te l’dis moi ! Littéraire la blogueuse du dimanche, trop pas.

Aujourd’hui, je voudrais dédier cet oscar ce billet à ma sœur. Big up d’ailleurs, même si t’es relou je t’aime. Surtout pour les concombres et les tartes aux abricots.

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Ma sœur, elle lit le blog et elle se marre. Mais je vais pas te mentir, je me suis limite pris une petite soufflante quand elle a terminé l’article de mon histoire avec Jean. Elle m’a dit que j’étais un peu tarée sur les bords, que le pauvre Jean a essuyé ma terrible manière de terminer mes histoires => je l’ai zappé du jour au lendemain. Je ne lui ai pas donné la peine de m’expliquer les choses. Non. Car vraiment, c’est plus fort que moi, quand quelqu’un prend sa décision, je vais dans son sens, les explications ne servent à rien dans ma tête car le message est et restera le même => « Matka ça n’ira pas plus loin car on n’a pas les mêmes projets ». Je respecte. Je tire ma révérence. Je m’efface. Je passe à autre chose.

Le fait d’être une mère célibataire a énormément d’avantages mais aussi des inconvénients. Tu te doutes bien que quand tu tombes amoureuse d’un mec qui n’a pas les mêmes aspirations, c’est compliqué dès le début, c’est le crash qui t’attend irrémédiablement plus tard. C’est dur de se dire que c’est comme ça, mais voilà. Ma sœur m’a dit « Mais pourquoi tu veux pas reconstruire un truc à deux ? C’est bien d’être à deux ! ». Mais oui, c’est bien d’être à deux, je le sais, mais cette vie à deux ne me rendait pas heureuse avant. J’ai vécu une histoire avec le père de ma fille, presque 10 ans de vie de couple et … je sais que cette vie rangée et calme ne me convient pas. Du moins, personne aujourd’hui ne me donne envie de m’investir au point de partager un appartement etc. J’ai construit, j’ai reconstruit, plus jamais je ne veux repasser par une phase aussi difficile dans ma vie. Quand bien même, si jamais un jour je rencontre l’homme de ma vie, je ne suis plus capable de supporter l’autre plus d’une journée. Je ne sais pas si un jour je serais capable de pouvoir partager un appartement.

Je suis devenue une sauvage, je sais, je suis une sauvage. Je ne supporte plus les autres, j’aime profondément la solitude… J’aime être seule, vraiment. Me retrouver dans mon cocon je te jure ça n’a pas de prix. Partager mon cocon ? Revenir à des trucs chiants de la vie à deux ?

=> Qui doit passer l’aspirateur, faut aller faire les courses, t’es relou les chiottes étaient propres, t’as pas rangé tes chaussettes, pourquoi tu rentres tard, t’as pas encore compris que je déteste cette série, pourquoi les baskets sont au milieu du couloir, c’est toi qui es chargé des poubelles, je dors mal à cause de tes ronflements… Allez j’arrête. Non vraiment, ma vie me convient tellement, je suis pleinement heureuse comme je suis, je ne tiens pas à changer ça. Je ne veux pas laisser de la place à un autre. Je n’en ai pas envie.

Ma sœur, cette sagesse éternelle, m’a dit que je ne vois que les bads côtés du couple. C’est certain et j’en suis carrément consciente. Je pense qu’en fait, je ne vois pas de bons aspects à vivre à deux car je n’ai connu que les mauvais. Psychanalyse => 58 séances Madame Matka.

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Alors après oui, l’idéal serait que je tombe sur un mec qui ait le même rythme que moi, les mêmes aspirations et philosophie de vie… Chose pas facile j’avoue. Mais comme pour tout, j’ai été patiente, je me suis donné les moyens, je sors, je vois du monde et je pense qu’à présent … j’ai tiré un trait sur le fait de rencontrer le mec qui me ressemble, qui me correspond à 100%. Celui avec qui je pourrais partager plein de trucs chouettes avec ou sans les enfants. Du coup, je ne suis plus du tout dans l’optique de trouver l’homme de ma vie car je suis persuadée que quand on est trop fixé sur un truc, ça te file sous le nez.

Je lâche l’affaire.

Voilà, j’ai arrêté de chercher à tout prix LE mec qui me fait rêver. Il n’existe pas.

Tinder c’est fini, Happn aussi, Bumble idem. Je jette l’éponge.

J’arrête tout, ça me gonfle je perds du temps.

.TER-MI-NI-TO.

 

 

Mais non, t’es ouf, je fais comment moi sinon ?! (T’as eu reup avoue.)

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Non mais ce que j’essaie maladroitement de te faire comprendre, c’est qu’à présent quand je vois des mecs, si ça se passe bien alors c’est OKLM et tant mieux. Je n’attends plus rien des hommes, je profite de la life et that’s all folks les amis. J’en ai fini de croire que je pourrais trouver l’amour de ouf. C’est facile, à force de voir plein de profils différents tu aimerais juste faire un mix de tous les hommes pour t’en créer un, genre l’homme parfait, l’homme idéal. Mais il n’existe pas, on le sait, il y a toujours des concessions à faire => il a un chat, habite trop loin, fume de la drogue, est bordélique, n’est pas bricoleur, porte un sac en bandoulière ou un tee-shirt col V … Y’aura toujours un truc qui n’ira pas (j’ai légèrement exagéré sur les exemples, ne t’emportes pas surtout je l’ai fait exprès). Donc voilà, je pense que non, je ne trouverais jamais quelqu’un qui remplira toutes les cases, donc j’arrête de me prendre la tête. J’arrête de chercher LE mec.

En parlant de ça, j’ai lu y’a pas si longtemps cette bande dessinée :

9782205073157-couv

(Si tu connais pas, lis-la elle est super cool.)

« Claire, trentenaire, infirmière en néonatalogie, voit défiler ses relations amoureuses et désespère de construire un couple – le vrai, le bon, l’idéal. En choisissant de vivre avec Franck, elle croit enfin y être arrivée. Mais la réalité standardisée de ce qui l’attend n’est pas à la hauteur… »

Bah voilà, Claire dans le bouquin, elle a eu un déclic dans sa life. Et moi aussi.

Je suis une nana libre, je sors, j’ai un job qui me plait, je suis hyper bien entourée tant par ma famille que par mes potes *regard vers le ciel les yeux plein de larmes de bonheur*, je m’occupe bien de mon enfant, je suis une meuf plutôt bien dans mes baskets, bah tu vois, je pense que dans le fond, suis-je dans le besoin d’être avec quelqu’un ? J’en suis à me demander si vraiment ma vie devrait être auprès d’un autre, je suis comblée sous tous les points et finalement… je suis heureuse comme ça. Je suis clairement une personne épanouie sans manque de quelque chose (si de cul de temps en temps j’avoue). Disons plus simplement que mon bonheur ne se résume pas à être en couple, je n’ai pas besoin de ça pour être pleinement épanouie. Du moins dans ma tête, le bonheur ce n’est pas d’être en couple.

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Et puis je suis intimement convaincue qu’il y a des gens faits pour être en duo et d’autres non. C’est tout, c’est comme ça. Y’a des personnes solitaires dans la life et en plus qui aiment ça, cette solitude. Qui ont un besoin de s’accomplir ailleurs que dans l’investissement d’une relation.

J’aimerais te parler de pression sociale, en tant que meuf de +30 ans tu te dois de rentrer dans des cases : être en couple, maman, propriétaire, avoir un bon job et assurer sur tout en général. Bien que j’ai la paix sur certains points, le fait de ne pas être en couple bloque parfois pour certain(e)s. Ce que je peux comprendre.

On peut pas rentrer dans des cases, chacun sa façon de vivre et point barre.

Ma sœur m’appelle à présent l’ermite de l’amour. Et elle m’a dit « OPEN YOUR HEART ».

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Moi je veux bien, mais les mecs sont aussi tarés que moi.

 

 

 

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