Un peu blasée mais pas rageuse

Je t’ai parlé de mes états d’âmes y’a pas si longtemps. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais je suis encore dans ce mood chelou. Mood qui entraîne une modification de mon comportement auprès du sexe opposé. Ouais gros.

Mais finalement, cette période de bad a été comme une sorte de déclic pour moi. Depuis, je ne suis plus trop au taquet niveau rencontres, c’est plus comme avant. T’inquiète pas, je te rassure, y’a encore une tonne de rencontres à écrire, tu risques de ne pas t’ennuyer, reste. Steuplé. Et puis j’arrête pas non plus.

Cet article… ces mots lâchés sous l’émotion (sûrement hormonale bordel de saleté) ont fait réagir une lectrice qui m’a laissé un commentaire, je me permets de citer (cimer de cette belle intervention que je trouve très juste) :


7/10/2016

Team passage à vide. Et en fait, plus que de la déprime, j’entre dans une phase de… Neutralité. Un jour une pote m’avait dit « tu finiras par être comme moi, neutre, ni heureuse ni malheureuse ». J’avais ri jaune, pensant que si ça arrivait, c’était LA FIN. Bah voilà, à force de dater des trouduc’ (des tarés en fait), ça arrive.
Sinon on en parle du combo arrivée du froid-SPM-coucher de soleil précoce-mecs de Tinder? Bon.

Hé bien ce commentaire m’a fait grave réfléchir (ça m’arrive). Dans le sens que OUI, je suis également dans cette phase de neutralité.

Bizarrement, je ne me sens pas en manque et je suis pas malheureuse non plus (on revient encore au commentaire de Gé). Un peu blasée mais pas rageuse.

Ce qui est vraiment étrange, c’est que je reste une indécrottable addict à Tinder et Happn (mais vachement plus Tinder quand même, surtout le matin quand je fais ma crotte). Ce qui fait que j’entretiens des conversations avec certains mecs…Sans avoir envie de les voir, mais vraiment. Passez-moi la camisole j’assume.

Si je décide de rencontrer un mec, j’y vais sans les papillons dans le ventre. J’ai en moi cette impression de venir à un rendez-vous mais…comment dire…genre je sais même pas pourquoi j’y vais. Bon, j’y vais quand même, mais sans grande conviction. Ah si, la conviction que je vais voir encore un gars que je ne reverrai pas, un de plus. Donc pas de pression, les mains dans les poches et voilà. Autant avant, j’y allais tranquille, le cœur léger, j’étais ravie de voir d’autres personnes et à présent c’est plutôt « Ouais bof…Bon, j’y vais quand même… » => la nana blasée mais pas rageuse.

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Je n’envoie jamais de messages suite à la rencontre. Et je n’attends strictement rien en retour. Et tu sais quoi? Ça change tout. Ne pas être dans l’attente de quelque chose. Avant j’étais au taquet, rivée sur mon téléphone à attendre de la part du gars un SMS de débrief de la soirée avec en conclusion « J’ai envie de te revoir ». Aujourd’hui, non non… Ce n’est absolument pas le cas. Le fait d’y aller sans pression, limite lassée d’avance, bah en fait je ne crains pas le fait de ne pas plaire. Non allez tu sais quoi : je m’en fous carrément. Si je plais, ok, si non, bah t’inquiète pas, j’en meurs pas => la nana un peu blasée mais pas rageuse.

Si je ne vois personne, je suis pas tristounette ni en bad de câlins. Ma copine m’a sorti y’a pas plus tard qu’hier soir « Winter is coming ». J’ai envie d’ajouter « with Netflix ». Sérieux, j’entre en phase d’hibernation : appartement chaud, chaussettes d’intérieur moumoute, masque d’huile de coco sur la tête, bol chaud de coquillettes avec fromage fondu, bougie parfumée sur la table basse, bain moussant bouillant avec gel douche Lush, ordinateur et Netflix dans mon plumard avec des draps qui puent la lessive fraîche. Tu vois le truc? Pourquoi j’irai me faire chier à braver la pluie à 21.40 et prendre le métro un mardi soir pour aller boire une bière avec un mec que j’ai pas trop envie de voir? Bah voilà…Netflix’s winter is coming => la nana un peu blasée mais pas rageuse.

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Au départ je culpabilisais un peu de rester chez moi, de refuser des rencards. Car ça ne me ressemble pas de ne pas sortir. Je me sentais espèce de vieille fille dans son appartement (sans chat pitié j’aime pas ça) un peu blasée mais pas rageuse. Contente de rester au chaud, de me reposer, de profiter de ce temps libre et d’être au calme, de prendre le temps. Sérieux, ça me fait un bien fou et j’aime ça. Je sais pas combien de temps ça va durer, mais je me sens bien. Pas en manque de quoi que ce soit, ni malheureuse de cette situation, neutre. Merci Gé d’avoir mis des mots simples sur nos moods respectifs.

Tu sais ce qui est paradoxal dans tout ça? Le fait d’être distante et de ne pas envoyer de messages sur les applications ou de relancer des mecs via SMS fait que…marrant mais ils viennent comme des petits colibris. Trop chouki, mimis, adorables… A prendre de mes nouvelles, à s’intéresser à moi, à me proposer des trucs coolos…C’est étrange non? Tu connais cette petite phrase qu’on se notait dans nos agendas Fido Dido en 4ème en 1996 => « suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis », tu parlais du fait que Bruno le petit brun chou prenait ses distances avec ta pote et tu lui as sorti cette phrase, écrite au Bic rose. Suivie d’un lapin que t’as dessiné, le lapin dégueulasse avec ses yeux immenses et son oreille de travers. Tu vois? Cet adage est terriblement vrai. C’est juste dingue. Quand tu ignores (un peu blasée mais pas rageuse), ils reviennent en fraîcheur fleur d’oranger. Alors que tu penses fraîcheur grand large.

Question de timing toussa. Je sortirai de ma tanière parfumée à l’ambre et au néroli au printemps.

Je te laisse, j’ai BoJack Horseman à regarder.

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2 réflexions sur “Un peu blasée mais pas rageuse

  1. Oh je ne pensais pas influencer un jour qui que ce soit avec mon baratin de nana blasée 🙂

    Bon moi je fais profil bas, j’ai encore des phases bien rageuses vis à vis de mon ex (un jour ça ne m’atteindra plus, un jour) Mais sinon la neutralité se poursuit, avec des discussions Tinder qui n’aboutissent à rien. Et de toute façon, en vrai, j’ai même pas envie de leur parler.
    J’ai l’impression qu’en fait c’est cuit pour moi et que la relation de couple géniale et SIMPLE dont je rêve, bah dans l’cul lulu. Alors je me contente de regarder avec envie les couples de mon entourage (CENT POURCENT de mon entourage est casé…), en me disant que ce ne sera jamais mon tour. Et ça ne me fait plus chialer comme avant.

    Oh bordel je vais ranger les violons avant de tuer quelqu’un ^^

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    1. Oh ben alors Gé :/ Après, y’a des périodes comme ça qui font qu’on se pose des questions sur soi-même. Mais comme le dit si bien mon pote Ribéry, la routourne. Et c’est terriblement vrai. Y’a des périodes de bad et des périodes plus agréables. Allez, haut les coeurs ❤

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